La feria de Séville a débuté le samedi 14 avril pour s’achever avec les toros de Miura, le dimanche 29 avril. Mauvais temps. Manzanares magnifique. Victorino retrouvé. Erreurs de casting. Fréquentation en baisse. Castella et Cid en baisse aussi. Et l’émergence de quelques jeunes promesses. Le bilan de la feria de Séville 2012 est vite tiré.
Le Mexicain Diego Silveti fait ses débuts dans le vent et devant une arène à moitié pleine.
2012 sera peut-être l’année des Mexicains en Europe… Joselito Adame, qui se présentait à Séville, coupe une oreille fort méritée.
Les trois toreros se sont accrochés, mais il n’y avait pas grand chose à faire face aux mastodontes de Celestino Cuadri…
Il y avait peu de Sévillans aujourd’hui sur les gradins. C’est bien dommage. Deux toreros locaux, Antonio Nazaré et Esaú Fernández ont sans doute lancé la feria.
Quand on s’ennuie dans une arène, on s’ennuie pour de bon ! Ce fut le cas ce jeudi. Peu de monde sur les gradins, un temps à faire du char à voiles sur les plages du nord et, en piste : pratiquement rien.
Au son du paso doble "Cielo Andaluz", Manzanares a donné à son premier toro une très grande faena aujourd’hui à Séville. Un luxe de faena : douceur, majesté, torería. Conclue en outre par un formidable recibir. Et il recommencé à son second !
La Maestranza, encore sous le choc du triomphe de Manzanares hier, s’est ennuyée ferme aujourd’hui. Vivement lundi, les lampions allumés et le début de la feria !
El Fandi a donné un tour de piste et aurait dû couper une oreille. El Cid a écouté une ovation et aurait pu couper une oreille.
Cayetano avait un beau costume. Et Sébastien aussi. Cayetano est allé à porta gaiola comme son défunt père. Sébastien a brindé au public son deuxième "toro" en méprisant les sifflets. À part ça ? À part ça, rien.
Trois quart d’arène seulement un mardi de feria à Séville. Depuis combien d’années n’a-t-on pas vu ça ? En piste, le mano a mano a tourné clairement à l’avantage d’Iván Fandiño.
El Cid, avec le lot le moins désagréable, écoute deux silences. Talavante confirme son bon moment. Et Castella quitte la feria sur un nouvel échec.
Alberto López Simón est blessé par le toro de son alternative et coupe une oreille. Manzanares ne parvient ps à renouer avec le succès. Morante ne peut rien faire.
Vendredi 27 avril, seizième corrida de l’abonnement. 3/4 d’arène. 6 toros de El Pilar manquant parfois de force, mais pas de race. Poids : entre 560 et 596 kilos (moyenne, 577,1 kilos)...
Il a beaucoup plu pendant la corrida. Juan José Padilla a donné deux estocades superbes. El Fandi a montré tout son répertoire, coupant une oreille à son premier et "presque une autre" à son second. El Cordobés a récolté deux ovations.
Ciel gris. Toros gris. Grise mine de l’empresa qui, pour cette dernière corrida de la feria d’avril, a vu l’arène se remplir à peine aux trois quarts. Heureusement, Rafaelillo, avec toutes sortes de "détails toreros", a été sur le point de couper une oreille d’un Miura.
Mauvais temps. Manzanares magnifique. Victorino retrouvé. Erreurs de casting. Fréquentation en baisse. Castella et Cid en baisse aussi. Et l’émergence de quelques jeunes promesses. Le bilan de la feria de Séville 2012 est vite tiré.