La Querencia, c’est un coin d’arène où certains toros aiment trouver refuge. Plus largement, c’est à la fois l’attachement qu’on éprouve pour tel ou tel endroit et cet endroit lui-même. Dans la querencia de Joël Jacobi, on trouve toutes sortes de personnages attirés là par un goût commun : le plaisir de parler de tauromachie.
On tiente chez Yonnet. 3 vaches pour Juan Leal. 3 vaches revêches, imprévisibles et qui se méfient de tout. Le contraire, exactement, du bétail auquel Juan est habitué « chez lui », c’est à dire dans la ganadería Virgen María, près de Séville, où il passe tout son temps. Là-bas, les vaches viennent de chez Daniel Ruiz ou de Victoriano del Río : du bétail noble, idéal pour faire le « joli toreo ». Chez Yonnet, ça n’a jamais été comme ça. Et comme la ganadería a 150 ans et le ganadero 85, on se dit que ce n’est pas près de changer !
Hubert Yonnet garde dans son mas de La Belugo, près de Salin-de-Giraud six magnifiques toros marqués du 7 (nés en 2007) qui étaient destinés – on le lui avait promis - à être lidiés à Barcelone et qui seront finalement combattus à Aire sur l’Adour le 23 octobre prochain...
Luc Jalabert, l’actuel directeur des arènes d’Arles, a été torero à cheval avant d’apodérer Ginés Cartagena, fameux rejoneador qui révolutionna la discipline dans les années 80. Quand Ginés perd la vie (en 1995 lors d’un accident de la route) il laisse deux jumeaux d’à peine un an...
Román Pérez est à l’affiche de la prochaine feria d’Alès (le 5 juin). Il torée aussi le 17 juillet à Chateaurenard et le 30 à Beaucaire. Pour préparer ces rendez-vous, d’autant plus importants qu’ils sont pour le moment les seuls en France, Román s’entraîne de salon dans les petites arènes de Fourques.
Tout près d’Arles, de l’autre côté du Petit-Rhône, le village de Fourques est devenu depuis quelques années un des hauts lieux de la tauromachie locale. À Fourques, vivent le matador Juan Bautista et quelques uns des frères Romero... Le bistrot sur les Lices est tenu par un type qui est fan de Dámaso González. Certains après-midi on peut y trouver un autre González, Fermín, banderillero de son état…
Les histoires taurines sont parfois compliquées. Sofianito est un apprenti torero arlésien, natif de Barriol, le quartier des toreros. Il existe à Arles une belle école taurine. C’est cependant à l’école taurine de Béziers, aux côtés de Philippe Lapeyre « San Gilén » que Sofianito apprend son métier...
Pierre-Henry Callet a 28 ans. Julien Miletto a 28 ans aussi. Pierre-Henry est éleveur, organisateur de corridas et apoderado. Julien est matador de toros...
Thomas Joubert, 21 ans, a reçu l’alternative dans sa ville d’Arles, le 22 avril dernier. Le numéro 50 de l’émission raconte cette journée spéciale : sourire et larmes. Le sourire de fierté du gosse de la ville qui fait le paseo entre El Juli et Manzanares, les larmes du torero qu’un toro cueille de plein fouet...
Le dimanche premier mai dernier, je me trouvais à Séville et on donnait une corrida à cheval à la Maestranza. L’occasion idéale pour quitter la ville. En plus, il pleuvait (et de toute façon la corrida de rejón a été annulée). À une heure de route de la capitale andalouse, dans la Sierra Norte, j’avais rendez-vous dans la finca de l’éleveur français Jean-Marie Raymond. Et en plus, là, il ne pleuvait pas !