Déjà absent de Valence,
Castellón, Arles et Séville, El Juli tire sa révérence à San Isidro
2012 à la suite de ce que son apoderado, Roberto Domínguez appelle "un malentendu". Domínguez précise que les honoraires réclamés pour El Juli étaient pourtant les "mêmes que ceux touchés depuis 10 ans à Madrid". Et l’empresa affirme le contraire. Il semblait acquis jusqu’alors que Juli avait deux
engagements à Madrid. Pour l’un d’entre eux (toros de Núñez del Cuvillo,
alternative du mexicain Silveti avec Sébastien Castella comme témoin),
un communiqué "officiel" avait même été publié sur le site du jeune
matador mexicain… Difficile d’y voir clair dans la bataille que se
livrent les deux parties, à grands coups de
"lettres ouvertes". Pour tout dire, on est un peu gêné d’assister à ce
déballage de linge sale : l’odeur qui s’en dégage est quelque peu
nauséabonde. Si le processus continue, El Juli pourrait aussi briller par son
absence entre autres à Nîmes, Pampelune, Mont-de-Marsan, Bilbao et
Saragosse. Une chose est sûre, rien ne va plus comme avant dans le petit monde de la corrida. Les autres toreros du G 10,
(Morante de la Puebla, Manzanares, Talavante et El Cid, Perera, El
Fandi, César Jimenez, et Cayetano) feront deux fois le paseo au minimum.
Les négociations entre les impresarios de Madrid
et El Juli ont capoté, histoire sans doute de gros sous. C’est ce que
l’on apprenait ce mercredi 14 mars, aux alentours de midi. La
guerre, commencée à propos
des corridas télévisées en direct par Canal + Espagne, continue. Au sein du G10, Juli et son entourage semblent désormais particulièrement isolés.
Au
compte-gouttes, avec parcimonie et une dose de suspense bien rôdé le
triumvirat Choperitas-Matilla-Casas, désormais surnommé CMC, dévoile la
programmation du mois taurin où se succèdent la feria de San Isidro et la feria "del arte y de la cultura", nouvelle dénomination de la feria de l’anniversaire.
Commençons
avec « l’Arlésienne » de José Tomas : aucun communiqué officiel ne le précise pour l’instant, mais il semble acquis qu’il n’y défilera pas.
Enrique Ponce non plus pour convenances personnelles. Quant à El Juli,
il a claqué donc la porte ce 14 mars, à moins qu’on la lui ait claquée au nez…
Confirmeront
leur alternative ou répèteront dans le cycle, les jeunes Victor Barrio,
Juan Del Alamo, Esaú Fernández, Ángel Teruel, Antonio Nazaré, Saúl
Jiménez Fortés et le mexicain Diego Silveti. Forte colonie aztèque
prévue lors d’une semaine « América Latina » avec Arturo Saldivar, El
Zotoluco de retour, Joselito Adame, et peut-être Fermin Spinola et le
colombien Luis Bolivar.
Trois contrats en prévision pour Sébastien Castella, Talavante et El Cid, deux pour David Mora et Ivan Fandiño.
Voici quelques cartels subodorés :
Toros d’Alcurrucen pour Castella, Perera et X
Toros d’Adolfo Martin pour El Fundi, Fandiño et Y
Toros deVictoriano del Rio pour Manzanares, Talavante et Z
Toros de Juan Pedro Domecq pour Morante, Cayetano et Luque
Toros de Valdefresno pour El Cid, David Mora et X
Toros de Nuñez del Cuvillo pour Castella, Silveti et Luque
Toros del Cortijillo pour Miguel Abellán, Juan Bautista et Antonio Nazaré
Toros de Montecillo pour El Cid, Fandiño et Z
Toros de Montalvo pour Uceda Leal, David Mora et Esaú Fernández
En principe toros de Manolo González pour Cordobés, Rivera Paquirri et Fandi.
Toros de Núñez del Cuvillo pour Morante, Manzanares et Talavante (Corrida de la Bienfaisance).
El Cid affrontera les cornus d’Alcurrucén ou Puerto San Lorenzo.
Affaires à suivre comme l’on dit chez nous.
Zoc.+ JJ